A défaut de dispositions contraires, la part de chaque
associé dans les bénéfices et les pertes de la société se détermine à proportion
de leur part dans le capital social. Il est toutefois possible de fixer d’autres
modalités de répartition du résultat, à la seule condition toutefois de ne pas
attribuer la totalité du bénéfice à un associé ou de l’exonérer de la totalité
des pertes ; de telles clauses sont en effet réputées non écrites et ne
produisent aucun effet.
Ceci étant posé, les associés vont
pouvoir mettre en place librement la clé de répartition des bénéfices et des
pertes.
Le partage des
bénéfices
Cette clé de répartition peut être
prévue dans les statuts ou solution plus souple, être précisée dans le cadre
d’une assemblée générale de la société et consignée dans le règlement intérieur.
La clé de répartition du résultat peut être définie à partir d’un seul critère,
ainsi la participation au capital social ou le travail effectué par les associés
ou encore, la productivité ou les résultats par atelier. Ce dernier critère est
toutefois à utiliser avec beaucoup de précaution : en effet, il peut
remettre en cause le fondement même de la société qui est le travail en commun
et le partage des responsabilités.
En pratique, et pour tenir compte
de la complexité des situations, plusieurs critères sont généralement combinés
pour déterminer la clé de répartition du résultat. Ainsi, la clé de répartition
du résultat peut prévoir une division du résultat en deux masses : l’une
étant, par exemple, répartie au prorata du capital social, l’autre au prorata du
travail.
Le partage des
pertes
Comme pour les bénéfices, le
partage des pertes se fait en principe au prorata du capital social détenu par
les associés.
Toutefois, lorsque d’autres règles
ont été retenues pour les bénéfices, une certaine cohérence s’impose pour
déterminer celles de partage des pertes. Ainsi et à titre d’exemple, dans les
G.A.E.C., il est prévu fréquemment une répartition des pertes entre les associés
(apporteurs en capital) dans les mêmes proportions que leur participation aux
bénéfices des cinq derniers exercices bénéficiaires.
Dans tous les cas, la clé de
répartition du résultat doit être unanimement agréée par les associés; sa
détermination doit être précédée d’une analyse globale de la société, guidée par
une recherche d’équité entre les associés et un esprit sociétaire
préservé.