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 Bruno LOILLIER
 Président de AS

  

 

  20/10/2008
  La gestion des risques en entreprises


 

 

Toute activité économique est porteuse de risques qui peuvent mettre en péril l’entreprise, son fonctionnement, sa rentabilité, son développement ou sa pérennité. Devant cette présence continue de risques, le rôle du chef d’entreprise est d’identifier les risques encourus par son entreprise, d’évaluer leurs conséquences ainsi que leur gravité, et de mettre en œuvre des actions visant à les maitriser du mieux possible. Ces trois étapes s’inscrivent dans ce qu’on appelle le processus de gestion des risques.

Entreprendre est synonyme de risquer

L'entrepreneur prend continuellement des risques inhérents à son activité.

L'étude et le développement d’une nouvelle activité par exemple, ou le financement par emprunt d’un investissement, constituent des risques que l'entreprise encourt volontairement pour réaliser un bénéfice. Ce sont les risques de l'entreprise.

Cependant, l'activité de l'entreprise donne naissance, indépendamment de sa volonté, à des risques d'une autre nature. Ceux-ci pèsent directement sur son patrimoine, sur son fonctionnement, sur sa rentabilité, et sur les personnes avec lesquelles elle est en rapport : salariés, clients, fournisseurs, etc. Il s'agit des risques accidentels ou aléatoires. Le risque d'incendie, par exemple, est l'un des principaux risques aléatoires qui concerne toutes les entreprises.

L'agriculture, une relation particulière au risque

Les entreprises agricoles, par la caractéristique de leurs productions, font face à des risques particuliers. Par exemple, l'excès d'eau ne perturbe pas les activités industrielles ou de services (automobile, banque par exemple ….) alors qu'elle est dommageable pour les cultures. En agriculture le risque est souvent lié à la nature même du produit, un produit vivant, peu stockable, dégradable dans le temps, sensible aux aléas climatiques. Par ailleurs, ces aléas entraînent une fluctuation des volumes et donc une instabilité des prix de marché. La modification des politiques publiques, avec notamment le transfert du risque marché vers les entreprises et l'évolution des soutiens au produit vers un soutien au revenu, expose l'entreprise agricole au risque marché.

Mais au fait, qu’est que le risque ?

Dans le langage courant les termes danger et risque sont souvent employés indifféremment. Pourtant ils renvoient à des définitions bien distinctes.

Un danger est une caractéristique d'une chose (un outil par exemple, mais aussi une organisation du travail) qui peut affecter négativement l'intégrité d'un individu ou d'une chose (une installation, une organisation, l'environnement, etc.)

Le risque quant-à lui, représente la probabilité qu'un dommage (plus ou moins grave) survienne suite à une exposition à un danger. Le risque est donc la combinaison de la probabilité de la survenue d'un événement dangereux et des conséquences de cet évènement.

Risque = gravité x probabilité

C'est l’importance de ces deux paramètres (probabilité et gravité) qui conditionne le niveau de risques. En d'autres termes, plus la probabilité et la gravité sont élevées, plus le risque est élevé.

Comment gérer ces risques ?

Le processus de la gestion des risques se décompose en quatre grandes étapes :

·        Étape n°1 : L'identification et la caractérisation des risques.

·        Étape n°2 : L'évaluation et la hiérarchisation des risques.

·        Étape n°3 : Le traitement des risques.

·        Étape n°4 : Le suivi et le contrôle des risques.

 

 

L'identification et la caractérisation des risques

Le préalable à toute démarche de gestion des risques consiste à répertorier, de manière la plus exhaustive possible, tous les événements générateurs de risques.

Il en résulte alors une liste de risques possibles, qu’il convient ensuite de classifier selon différentes typologies de causes (techniques, humaines, réglementaires…), de façon à définir par la suite des actions de maîtrise adaptées à chaque risque.


L'évaluation et la hiérarchisation des risques

Cette seconde étape consiste :

-          d’une part à évaluer, dans la mesure du possible, la probabilité d’apparition de chaque risque recensé,

-          et d’autre part à estimer la gravité des conséquences directes et indirectes de ce risque sur l’entreprise.

Une fois les risques évalués, il convient ensuite de les hiérarchiser, de manière à distinguer les risques acceptables des risques non acceptables pour l’entreprise. Le but de cette hiérarchisation est d’apprécier l’impact de chacun des risques détectés et de déterminer globalement le niveau d’exposition aux risques de l’entreprise.

Ainsi grâce à cette quantification, le chef d’entreprise pourra se focaliser sur les risques prépondérants et définir les actions à mener en priorité pour les maîtriser.

  

Le traitement des risques

La gestion des risques consiste également à les traiter, c’est-à-dire définir et mettre en œuvre les dispositions appropriées pour les ramener à un niveau acceptable et les rendre ainsi plus supportables pour l’entreprise. Cela nécessite donc de définir et de mettre en œuvre, risque par risque, un certain nombre d’actions visant :

-          soit à supprimer ses causes,

-          soit à transférer ou partager sa responsabilité ou le coût du dommage à un tiers,

-          soit à réduire sa criticité (en diminuant sa probabilité d’apparition ou en limitant la gravité de ses conséquences),

-          soit à accepter le risque tout en le surveillant.

 

Le suivi et le contrôle des risques

Enfin, au cours du temps, la liste des risques potentiels doit être réajustée. Certains risques peuvent disparaître, d’autres apparaître ou d’autres encore, considérés initialement comme faibles, peuvent devenir inacceptables pour l'entreprise. C'est pourquoi il est important de procéder périodiquement au suivi et au contrôle des risques encourus.

Ainsi l’objet de cette quatrième étape est de mettre à jour la liste initiale des risques identifiés, d’affiner les caractéristiques des risques déjà connus, de réévaluer leur criticité, de contrôler l’application des actions de maîtrise, d’apprécier leur efficacité, et de surveiller le déclenchement des événements redoutés et leurs conséquences.

Pour conclure, il apparaît absolument nécessaire de placer la question de la gestion des risques à l’intérieur d’une approche globale de l’entreprise. Seule une stratégie globale de gestion des risques, bien maîtrisée et régulièrement actualisée, permet de gérer le développement de l’entreprise et d’en assurer la pérennité.

 

AdHEO 109



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