Les jeunes agriculteurs peuvent bénéficier d'un dégrèvement
partiel ou total de la taxe foncière relative aux terres exploitées
individuellement ou sous forme sociétaire.
Conditions à
remplir
Être jeune agriculteur installé avec la DJA, des prêts
JA ou ayant souscrit un CTE, et remplir un document de demande de
dégrèvement.
L'État prend à sa charge un dégrèvement automatique de
50 %, y compris les frais de recouvrement. L'autre moitié du dégrèvement peut
être ou non accordée selon une délibération du conseil
municipal.
Seules les terres exploitées par le jeune bénéficient
du dégrèvement, qu'il soit propriétaire ou locataire. Si le jeune est installé
en société, ne sont concernées que les terres qu'il met à
disposition.
Si le jeune est locataire, c'est le propriétaire qui
bénéficie du dégrèvement et le répercute sur le locataire. Le dégrèvement, 50 à
100 % de la taxe, est toujours supérieur au montant à la charge du fermier,
environ 25 %, mais doit lui être reversé intégralement.
Durée
Pour la moitié prise en charge par l'État, le
dégrèvement s'applique pendant 5 ans à compter de l'installation. Par exemple,
un agriculteur installé en 2002 est exonéré de taxe de 2003 à 2007.
Pour l'éventuelle partie communale, la durée est de cinq
ans au maximum.
Modalités de la
demande
Les nouveaux installés qui font leur demande pour la
première fois doivent déposer des imprimés n° 6711 à réclamer au centre des
impôts fonciers dont dépend la commune. Il faut remplir un imprimé par commune
et par propriétaire. Il faut donc en calculer le nombre qui sera
nécessaire.
Les années suivantes, il est inutile de souscrire une
nouvelle déclaration si la consistance de l'exploitation n'a pas
changé.
Si de nouvelles parcelles ont été reprises, il suffit de
les déclarer sur un imprimé 6711-R.
Délai de
dépôt
Les demandes doivent être déposées impérativement au Centre
des Impôts fonciers avant le 31 janvier de chaque année, tant pour les
déclarations initiales que pour les modifications.
Sanctions
Si le jeune cesse son activité agricole et se trouve
obligé de rembourser la DJA perçue, les dégrèvements obtenus les années passées
peuvent être remis en cause.
Pierre-Jean HIRSCH